Dépistages (cancer de la prostate, de la vessie…)

Les cancers de la prostate, de la vessie, et du rein, font chaque année plusieurs milliers de victimes. Le dépistage est essentiel pour détecter au plus tôt ces maladies, les traiter, et les vaincre. Les techniques de diagnostic ont évolué, pour de meilleures chances de guérison. Petit tour d’horizon…

 

Dépister le cancer de la prostate

D’évolution lente chez l’homme âgé, le cancer de la prostate peut se développer  longtemps sans symptôme. Si vous êtes un homme de plus de cinquante ans, et réunissez des facteurs de risque comme des antécédents familiaux et des origines afro-antillaises, un dépistage peut vous être recommandé.

Le dépistage s’effectue à partir de deux examens essentiels : le toucher rectal et le bilan sanguin. Le toucher rectal permet au praticien de détecter une grosseur, une augmentation du volume de la prostate. Le bilan sanguin mesure le taux d’antigène prostatique spécifique (PSA). Si le toucher rectal et le bilan sanguin sont normaux, il y a peu de risque d’être atteint du cancer de la prostate. Mais, un taux élevé de PSA associé à d’autres signes peut indiquer la présence d’un cancer. Le médecin peut alors proposer de réaliser une biopsie pour confirmer le diagnostic.

Si le dépistage précoce permet un traitement rapide, il peut aussi conduire à effectuer des soins parfois lourds de conséquences (incontinence, impuissance). Or, certains cancers évoluent si lentement qu’un traitement n’est pas nécessaire. C’est en vous informant auprès de votre médecin que vous pourrez effectuer un choix éclairé.

 

Dépister le cancer de la vessie

Présence de sang dans les urines sans fièvre associée, troubles urinaires sous la forme de brûlures, de douleurs, ou de mictions impérieuses, peuvent signer un cancer de la vessie.

SI vous présentez ces signes, pas de panique ! Rendez-vous chez votre médecin. Il pourra vous proposer un examen cytobactériologique des urines (ECBU), une échographie, une cystoscopie, et une biopsie, afin d’établir le diagnostic. Dans certains cas, d’autres examens complémentaires peuvent être prescrits comme un scanner ou une IRM.

Dans le cancer de la vessie, comme dans la plupart d’autres cancers, un dépistage bien mené vous donnera de nombreuses chances de guérison.

 

Dépister le cancer du rein

Hématurie, douleurs du flanc, masse lombaire, sont parmi les signes évocateurs d’un cancer du rein. Ils sont parfois accompagnés d’une altération de l’état général, une perte de poids, et une fièvre. Là aussi, pas de panique !

Le médecin proposera des examens pour établir son diagnostic. Tomodensitométrie abdominale, échographie, IRM, font partie des techniques d’imagerie recommandées. Un bilan sanguin, une créatinémie, complètent les examens de dépistage. Parfois, une biopsie est nécessaire. Elle s’effectue sous échographie ou tomodensitométrie.

 

Quel dépistage ?

Le dépistage existe sous les deux formes : individuelle et collective.

Le dépistage collectif est organisé sous la forme de campagnes destinées à un large public. Le dépistage individuel est réalisé sur les conseils de son médecin. Il est spécifique et adapté à la personne.

Dans tous les cas, le dépistage organisé ou individuel a pour objectif l’amélioration du pronostic de guérison et un gain de confort. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin.