Ulcères veineux

Provoqués par une perte de la substance cutanée, les ulcères veineux ou variqueux, sont une complication de la maladie veineuse chronique. Leur guérison est souvent longue et complexe.

 

Insuffisance veineuse chronique, varices, syndrome post-phlébitique, station debout prolongée… L’ulcère veineux a des origines variées. Il constitue l’une des principales complications des varices, des phlébites et de la maladie veineuse en général.

 

De quoi s’agit-il ?

L’insuffisance veineuse chronique est à l’origine de la grande majorité des ulcères variqueux. Dans cet ulcère, la peau, généralement située au niveau des chevilles, se nécrose. Apparaît ensuite un ulcère, c’est-à-dire une plaie ouverte. Visuellement, elle se présente sous la forme d’un trou douloureux dans la peau. Ses contours sont irréguliers et rouges, et les tissus de couleur vert-jaune. L’ulcère est parfois accompagné d’un œdème. La plaie peut devenir chronique, entraînant des surinfections, et exceptionnellement des hémorragies, voire un cancer.

 

Une maladie veineuse

Cet ulcère apparaît chez les personnes souffrant de troubles circulatoires. La nécrose de la peau qui donne naissance à l’ulcère, peut être provoquée par un simple petit traumatisme, une infection cutanée, ou une thrombose. Les problèmes circulatoires qui ont généré l’ulcère rendent difficile la cicatrisation de la peau. C’est donc une maladie complexe, dont la chronicité en fait une pathologie invalidante. Les hémorragies parfois graves qui peuvent arriver ainsi que le risque de tétanos élevé, rendent l’ulcère veineux difficile à soigner, mais guérissable.

 

Un traitement rapide

Une consultation médicale s’impose pour traiter l’ulcère veineux. Le médecin proposera des mesures générales comme la surélévation du pied du lit, des périodes de repos avec les jambes surélevées pendant la journée, des bandages compressifs ou des bas de soutien posés dès le matin au lever.

Une bonne couverture vaccinale est également à privilégier, notamment contre le tétanos ; maladie qui touche environ une dizaine de personnes par an en France et dont la porte d’entrée, dans un quart des cas, se fait par les plaies chroniques.

Le médecin peut également proposer un traitement local avec des pansements occlusifs, et un nettoyage régulier de l’ulcère afin de l’assainir.

Des antibiotiques par voie générale ne sont administrés qu’en cas de surinfection aiguë.

 

Pour mieux prévenir

La prévention de l’ulcère veineux passe par l’amélioration voire la disparition de l’insuffisance veineuse chronique qui l’a fait apparaître. Ces mesures de prévention sont basées sur l’hygiène de vie : marcher, préférer l’escalier à l’ascenseur, faire bouger ses jambes afin de solliciter un bon retour veineux et lutter contre la stase. La marche, la bicyclette, la gymnastique, la natation, ou la danse sont des activités bénéfiques pour la circulation veineuse à condition de les pratiquer raisonnablement en évitant les chocs. Enfin, il est conseillé aux personnes souffrant d’insuffisance veineuse d’éviter la station debout prolongée, les positions avec les jambes croisées, et l’exposition à la chaleur.