Le cholestérol

Zoom sur le cholestérol

Le cholestérol est une substance lipidique, plus précisément un stérol, présent dans les graisses animales. Il est non seulement indispensable à la constitution des membranes cellulaires de l’organisme mais il joue également un rôle particulier dans la formation des cellules du cerveau et des cellules nerveuses. Sans oublier son rôle de précurseur de certaines hormones (stéroïdiennes, sexuelles…). C’est dire son importance !

 

Bon ou mauvais cholestérol

Ce stérol se présente sous deux formes : le cholestérol à lipoprotéines de basse densité ou LDL-cholestérol (appelé également « mauvais » cholestérol) et le cholestérol à lipoprotéines de haute densité ou HDL-cholestérol (ou « bon » cholestérol).

Celui qui bénéficie d’une mauvaise presse est le LDL-cholestérol. Or, il intervient dans la construction et la réparation de nos cellules. Il est donc indispensable ; seul son excès est préjudiciable. En déposant le cholestérol sur les parois vasculaires, le diamètre de ces dernières se rétrécit, des plaques d’athérome se forment. On parle alors d’athérosclérose.

Quant au HDL-cholestérol, il permet l’élimination du cholestérol en excès en prenant en charge le trop plein de ce dernier dans les organes et en le rapportant dans le foie où il sera éliminé.  Il a alors un rôle protecteur vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires.

 

Quels sont les taux recommandés ?

Le cholestérol total devrait être compris entre 1,80 et 2,20 à g/l.

Le taux du HDL-cholestérol devrait être supérieur à 0,4 g/l et celui de LDL-cholestérol inférieur à 1,5 g/l.

Le rapport cholestérol total sur HDL-cholestérol devrait être inférieur à 4,5.

 

J’ai du cholestérol, dois je m’inquiéter ?

Votre prise de sang a mis en évidence une hypercholestérolémie (augmentation du taux de cholestérol sanguin). Que risquez-vous ? Comment devez-vous réagir ?

 

Les risques d’une hypercholestérolémie

La cholestérolémie est considérée comme limite entre 2 et 2,50 g/l et élevée au-delà de 2,50 g/l.

Si votre cholestérol est en excès, il se dépose dans la paroi des artères et les obstrue. Vous risquez alors de diminuer l’apport de sang au muscle cardiaque (angine de poitrine) mais également de favoriser la formation d’un caillot à l’origine d’un infarctus du myocarde.

Il vous faut donc réagir car ce n’est pas irréversible. En effet, une baisse de 1% du cholestérol réduit le risque cardio-vasculaire de 2% !

 

A vos fourchettes !

L’objectif est de réduire le taux de « mauvais cholestérol » quand il est élevé, tout en évitant de diminuer le « bon cholestérol ». Et contrairement à une idée répandue, le cholestérol alimentaire n’ a que peu d’influence sur l’élévation du cholestérol sanguin ; celui synthétisé par l’organisme a sa part de responsabilité.

Par conséquent, il est essentiel de passer par une modification de vos habitudes alimentaires pour améliorer votre santé lipidique.

 

Commencez par :

*réduire votre consommation de graisses totales

*limiter les aliments riches en graisses saturées (beurre, fromages, charcuteries…), les graisses de cuisson

*opter plutôt pour la consommation de graisses insaturées (huiles de colza, maïs, tournesol…) et penser à les varier

*privilégier des aliments aux effets protecteurs qui peuvent contribuer au maintien des taux de cholestérol comme les fruits oléagineux (noix, amandes…), les aliments riches en fibres (légumes, fruits)…

Le tout couplé à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée et régulière.