La bronchite

La bronchite aiguë est une maladie très fréquente qui touche environ 10 millions de personnes par an en France,  principalement l’hiver. Il s’agit d’une pathologie infectieuse pulmonaire qui provoque une inflammation des bronches et des bronchioles. En revanche, la surface qui permet les échanges entre l’air et le sang, l’alvéole, n’est pas touchée.

Dans la grande majorité des cas, l’inflammation des bronches est causée par un virus : adénovirus, rhinovirus, virus syncitial respiratoire…

Le diagnostic est clinique, c’est-à-dire que votre médecin n’a pas besoin d’examens complémentaires pour le poser. Ainsi, le diagnostic peut être fait devant un faisceau de symptômes évocateurs tels que :

–          Un contexte d’épidémie

–          Une toux, plutôt sèche au départ

–          Des douleurs au niveau du thorax, à type de brûlures

–          Une fièvre, inconstante

–          Des crachats, appelés expectorations, qui peuvent être purulents ou pas

–         L’auscultation peut être normale ou peut retrouver des râles bronchiques, et surtout ne retrouve pas de foyer localisé (évocateur d’une pneumopathie)

Si votre médecin a un doute sur une pneumopathie, qui elle est due à une bactérie, il vous prescrira alors une radiographie du thorax. Sinon, aucun examen complémentaire n’est nécessaire.

D’un point de vue thérapeutique, la bronchite étant causée par un virus, aucune antibiothérapie n’est justifiée. Les symptômes persistent une dizaine de jours environ, la toux parfois plus. Ainsi, chez un sujet en bonne santé, seul le paracétamol est indiqué à visée antipyrétique (pour diminuer la température). Aucun autre traitement, qu’il s’agisse d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, de corticoïdes, de sirops mucolytiques ou expectorants, n’est indiqué.

En revanche, chez le fumeur, chez le patient atteint de BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) ou ayant des comorbidités, l’attitude diagnostique et thérapeutique peut être modifiée par votre médecin. La prise en charge se fait alors au cas par cas.

 

Enfin, si une fièvre supérieure à 38.5°C persiste pendant plus de 3 jours, ou si la toux persiste plus de 3 semaines chez l’adulte ou 10 jours chez l’enfant, le diagnostic de bronchite aiguë est à reconsidérer. Ainsi une nouvelle évaluation médicale en consultation est nécessaire.