Troubles hypocondriaques

Le terme « hypocondriaque » a été inventé par Hippocrate. Il voyait régulièrement des sujets persuadés d’être atteints de maladie des organes de l’hypocondre, c’est à dire du haut de l’abdomen. Il s’agit du foie, de l’estomac, de la vésicule biliaire et d’une partie du colon. D’ailleurs, il n’est pas rare que l’hypocondriaque se palpe cette partie du corps.

 

La définition de lhypocondrie.

Elle fait partie des maladies psychosomatiques. Une personne se croit malade à partir d’un symptôme bénin, elle est convaincue que chaque petite douleur dissimule une maladie grave.

Cette maladie chronique déclenche une détresse et un changement de comportement. Le diagnostic peut être fait quand les troubles durent plus de six mois.

Avec les progrès de la médecine et sa vulgarisation, l’hypocondrie est une maladie qui progresse et touche de plus en plus de monde. On compte 13% d’hypocondriaques en France. Autre chiffre important, 9% des consultations de généralistes sont faites sans raison réelle. Si une personne avait une fragilité, les actualités qui ne cessent de présenter de nouvelles maladies et des épidémies dans le monde aggravent l’état de la personne anxieuse.

 

Les causes des troubles hypocondriaques

Bien que ces troubles ne soient pas parfaitement expliqués, les patients ont des points communs dans leurs antécédents.

La mort d’un proche peut déclencher cette pathologie, tout comme une enfance beaucoup trop surveillée médicalement. Celui qui a été complètement négligé au point de vue hygiène, durant son enfance, pourra ressentir la même anxiété. Enfin un traumatisme peut aussi être à l’origine de cette pathologie.

 

Les différentes formes des troubles.

C’est une maladie chronique qui entraîne une détresse et une altération du comportement.

Il y a la forme névrotique : le malade est conscient de sa maladie mais ne peut contrôler ses crises d’angoisse, il a besoin de voir un médecin pour se calmer.

Il y a la forme démentielle qui atteint l’état général du malade qui devient sénile et souffre d’un ralentissement de la psychomotricité.

Il y a enfin la forme psychotique, rare et dangereuse. Le patient souffre d’hallucinations qui peuvent aboutir à des délires associés à des images de mort avec des sensations d’amputations partielles d’un membre ou d’un organe. Il s’agit du syndrome de Cotard.

 

Les traitements de cette maladie.

Le Centre Médical Auber accueille ce genre de malade. Celui-ci vient pour « sa maladie imaginaire » et le médecin qui l’ausculte doit trouver la réalité du mal et ce n’est pas évident.

Souvent des tests sont demandés pour confirmer les douleurs et quand tout est normal alors que la douleur persiste, le médecin parle calmement avec le malade. L’approche n’est pas facile car il faut convaincre la personne qui souffre réellement d’un genou ou du dos d’aller voir un psychiatre.

Heureusement, le généraliste qui constate de plus en plus souvent ces angoisses chez ses malades sait prescrire les médicaments qui calment et qui permettra au patient d’être un peu plus objectif. Les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent soulager mais le patient a besoin d’une aide psychologique qu’il trouvera auprès des psychiatres du Centre Médical Auber.

 

Les conséquences de l’hypocondrie.

Cette maladie a de graves conséquences sur la vie du patient et celle de son entourage. L’équilibre de la famille est ruiné. L’hypocondriaque se plaint beaucoup, ne parle que de lui et ne voit plus ceux qui l’entourent. Les membres de la famille ont du mal à trouver le bon comportement à adopter et sont souvent désemparés.

Il ne faut pas sous-estimer l’hypocondrie, le malade souffre vraiment et il faut réussir à le calmer grâce aux soins d’un bon généraliste et d’un bon psychiatre.