L’alcoolisme

L’ alcoolisme se caractérise par une consommation d’alcool excessive quotidienne qui s’installe dans la durée. La personne est dépendante lorsqu’elle est dans l’incapacité de s’en passer.

 

La France et lalcool.

Aujourd’hui, on estime que trois millions de Français sont touchés par l’ alcoolisme, à ce nombre se rajoutent deux millions de personnes qui sont en danger. La France est la troisième consommatrice d’alcool en Europe. Une prise de conscience s’est installée avec le temps et la consommation ne cesse de diminuer.

Il faut admettre que la consommation d’alcool est un héritage qui est ancré dans notre culture. A cause de ce passé, nous avons un rapport particulier avec cette boisson et nous avons toujours tendance à minimiser les risques. Pourtant l’alcool est dangereux, même si on ne souffre pas des effets et que nous n’avons aucune dépendance.

Un cinquième des consultations chez le docteur généraliste, est du à l’alcool d’une manière ou d’une autre.

 

Les méfaits de lalcool.

L’alcool touche tous les milieux et aussi bien l’homme que la femme. Par contre, une inégalité existe entre les sexes car la femme produit moins d’enzymes capables de la protéger des effets néfastes de l’alcool. Les consommatrices sont plus vite dans un état d’ivresse aiguë et souffrent plus vite de dépendance chronique.

Cet alcoolisme chronique est difficile à établir, il faut que la personne qui boit accepte de se poser les bonnes questions. Ce qu’elle ne fait pas. D’autre part, il est souvent sous estimé, le consommateur d’une dose importante d’alcool sur une longue durée, semble bien le supporter.

Le grand consommateur montre quand  même quelques symptômes qui gâchent les relations familiales et sociales. Il perd généralement joie et désir et sombre doucement dans une dépression. Il est souvent irritable, anxieux et peut devenir violent. Il est fréquent que les enfants et le conjoint deviennent des victimes.

 

Qui consulter en cas de prise de conscience ?

Un médecin généraliste est la première personne à consulter. Ceux du Centre Médical Auber sont formés et s’intéressent de près à ce problème. La première chose qu’ils cherchent à faire est d’estimer la consommation d’alcool quotidienne et depuis combien de temps elle dure. Il sera facile pour eux de demander l’avis de leurs confrères comme le cardiologue et le neurologue puisque le Centre Médical Auber a tous les spécialistes sur place.

Le bilan de santé est indispensable, l’alcool crée des dégâts dans le corps. Il est l’ennemi des centres de mémoire et du cervelet, il abîme aussi le foie et le  pancréas,  il peut être à l’origine de diabète et d’hypertension artérielle. C’est aussi un cancérogène puissant.

 

Comment se faire aider pour arrêter de boire ?

Un médecin généraliste peut parfaitement aider. Il indiquera ce qu’il faut faire et représentera un vrai soutien.

Mais comme pour toute addiction, un effort et la volonté du patient sont nécessaires. Plus le problème est pris tôt, plus il est facile à régler sinon, il y a de grands risques de grandes dépendances et de ruptures sociales.

Dans un premier temps, il faut arrêter la consommation d’alcool. Les sensations de manque vont venir rapidement. Ce sont des tremblements, des angoisses et même de la douleur. Le médecin peut aider à les combattre en prescrivant un médicament de la famille des Benzodiazépine. Ce sont des molécules qui agissent sur le système nerveux central. Ce médicament doit aussi être pris avec prudence car on peut en devenir dépendant. Le médecin indique clairement la façon de le prendre et conseille aussi de boire beaucoup de liquide. Il prescrit aussi des vitamines B1 pour combler les nombreuses carences.

Au bout de quelques jours, la fatigue est moins forte et l’appétit revient.

Ce simple traitement ne peut pas suffire, il faut se faire épauler psychologiquement, au Centre Médical Auber, où un psychiatre est en mesure de le faire. Cette étape est dure à vivre et le médecin peut aussi prescrire des médicaments qui réduisent le plaisir de boire.

Enfin, il vaut mieux assister à des réunions d’anciens buveurs qui sont là pour faire part de leurs expériences et soutenir ceux qui pourraient rechuter.

Les résultats montrent qu’au bout d’un an : un tiers des personnes ont réussi à vraiment s’arrêter, un autre tiers s’est arrêté mais fait parfois des rechutes et le dernier tiers est en échec et n’a jamais réussi à se passer d’alcool.

Il est certain que plus la personne est soutenue médicalement et psychologiquement, plus elle a des chances de réussir.