La schizophrénie

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui se définit par une modification profonde de la personnalité qui entraîne une perte de la réalité. Les patients atteints de schizophrénie ont tendance à se retirer du monde et à s’isoler. Leur taux de suicide est relativement élevé.

 

La schizophrénie dans notre société.

En France, elle touche plus de 600 mille personnes, ce qui est plus que le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et ceux de la sclérose en plaque réunis.

C’est une maladie chronique comme les autres qui touche autant les hommes que les femmes. Elle se manifeste entre 15 et 35 ans.

Tous les médecins sont d’accord : plus les premiers symptômes de la schizophrénie sont détectés tôt plus le malade a des chances de s’en sortir.

 

Les premiers signes.

Ils sont tellement nombreux que les médecins se demandent parfois s’il ne s’agit pas de plusieurs maladies différentes. En tous cas, ils sont source de souffrances terribles, ils sont dévorants, imprévisibles. Ils sont extrêmement lourds et complexes.

La schizophrénie n’est pas facile à diagnostiquer. Généralement, c’est l’entourage familial qui commence à se rendre compte d’une multitude de petites alertes comme des troubles de comportement, une anxiété trop grande, une oscillation de l’humeur, des anomalies discrètes du langage. Si rien n’est fait, la maladie va se déclarer violemment avec un épisode délirant.

 

La maladie.

C’est un trouble mental très lourd et complexe. Les études montrent qu’il provient souvent d’un déséquilibre chimique des substances du cerveau : une production excessive de dopamine servant de connexion entre les neurones.

Une infection virale de la mère lors de la grossesse, aurait pu influencer un mauvais développement du cerveau du fœtus. Il a aussi été montré que la production de psychogènes, liée à la consommation de cannabis par exemple, avant l’âge de 18 ans, multipliait par deux le déclenchement de la maladie.

En tous cas la schizophrénie n’est pas d’origine psychologique mais un événement stressant peut la déclencher.

 

Les symptômes.

Le malade va commencer à tout analyser, tous les éléments de sa vie et celle des autres. Il remet tout en question même les évidences. Il change d’avis et de comportement à chaque instant.

Ils sont extrêmement nombreux mais le corps médical en a fait une classification. Il y a tout d’abord les symptômes dits positifs.

Les hallucinations en font partie. Ce sont les premières tendances de la schizophrénie. Le malade perçoit des choses qui n’existent pas mais est convaincu de leur réalité. Cela peut être des voix injurieuses, des sensations corporelles ou des odeurs. Le délire est aussi un symptôme positif. La personne a des idées de persécution, de mégalomanie. L’amour, la santé, la religion sont des thèmes obsessionnels auxquels sont confrontés les malades durant les moments de délires. Le trouble de l’attribution des actions est un autre symptôme. La personne atteinte croit que ses pensées sont contrôlées par une autre personne.

Il y a aussi les symptômes dits négatifs.

Ils se manifestent par un manque de plaisir, de désir, d’énergie, d’inactivité au point de ne pas prendre soin de soi. Il n’y a plus aucune expression d’émotion : ni joie, ni tristesse. Tout cela empêche une intégration dans un milieu social et peut finir par couper complètement le malade du monde. La désorganisation est aussi un symptôme négatif. Les actes deviennent désordonnés, le langage incompréhensible, le malade peut inventer des nouveaux mots et employer des termes complètement inappropriés pour parler d’une situation.

 

Les traitements.

Il faut une prise en charge du malade, le Centre Médical Auber peut remplir un suivi sérieux avec tous ses spécialistes.

Il faut aussi que le schizophrène suive un traitement médicamenteux à base d’antipsychotiques. Une psychothérapie est indispensable pour encadrer et rassurer la personne.

Le Centre Médical Auber propose un psychiatre pour un suivi sérieux et des analyses régulières.

Il est possible d’espérer un rétablissement complet mais pour éviter les rechutes, le patient doit être régulièrement suivi par une équipe adéquate qui doit stimuler les propres ressources de la personne atteinte.