Stérilité de la femme

Il existe différentes causes à la stérilité féminine, certaines résultent d’infections ou de maladies, d’autres d’incidents divers au cours de la vie d’une femme, d’autres encore sont congénitales.

Les causes d’infertilité sont multiples, mais affectent généralement :

–       Les ovaires

–       La fécondation

–       L’implantation de l’ovocyte dans l’utérus

 

Lorsque l’anomalie touche les ovaires, l’ovulation est compromise. Les causes principales viennent d’un dysfonctionnement des ovaires, du cerveau ou de relation entre les deux. En effet, l’ovulation est directement liée au cerveau et plus particulièrement à deux glandes : l’hypophyse et l’hypothalamus.

Il existe divers troubles de l’ovulation. Le premier étant l’anovulation, c’est l’absence d’ovulation ; le second, la dysovulation, l’ovulation même si elle est effective, présente des troubles et une qualité moindre.

 

Les troubles de l’ovulation sont responsables d’un tiers des cas d’infertilité.

 

Les anomalies de l’implantation de l’ovocyte dans l’utérus sont multiples :

 

Anomalie des trompes de Fallope (anomalie tubulaire), causée par :

–       La salpingite : qui est une infection des trompes utérines. La majorité des cas de salpingite sont dus au Chlamydiae, gonocoques ou mycoplasmes et peuvent être responsables d’une infertilité. L’ensemble de ces infections sont des IST, dont il convient de se protéger et le cas échéant de se soigner.

–       Les grossesses extra-utérines : l’infertilité peut en être la résultante, en fonction de la prise en charge qui a été faite par le corps médical.

–       Lors d’une péritonite, les trompes peuvent être infectées.

 

Anomalie de l’utérus :

–       L’endométrite : elle est due à l’introduction d’un germe pathogène dans l’utérus, lors par exemple d’une opération. Elle a pour conséquence lorsqu’elle est grave de rendre stérile.

–       La synéchie des parois de l’utérus : les parois se soudent, souvent suite à des infections, rendant impossible l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

–       Les enfants du distilbène : ce médicament prescrit à environ 200 000 femmes a eu des conséquences sur les enfants des femmes concernées, tels que des troubles de la fertilité due notamment à des anomalies anatomiques au niveau de leur utérus.

–       Malformations congénitales de l’utérus.

–       Des tumeurs bénignes : fibromes ou polypes.

–       Cicatrices intra-utérines appelées les synéchies, elles peuvent entraver l’implantation de l’embryon et peuvent favoriser les fausses-couches.

 

Anomalie du col de l’utérus :

–       L’anomalie de la glaire cervicale : présente pour faciliter l’accès aux spermatozoïdes les plus mobiles, son mal fonctionnement peut entraîner une stérilité.

–       Le Distilbène qui est responsable de malformations du col de l’utérus chez les filles des femmes traitées avec ce médicament.

–       Infections chroniques ou intervention dans la zone notamment lors d’un cancer du col de l’utérus.

 

Endométriose :

Le tissu de l’endomètre, au lieu de se former dans l’utérus et de s’évacuer lors des règles, il se constitue en dehors de la cavité utérine et engendre une barrière aux spermatozoïdes qui ne peuvent pas féconder l’ovule. Il est responsable de 20 à 30 % des cas de stérilité féminine.

 

Les maladies congénitales :

–       Le syndrome de Turner : ce syndrome est une affection génétique des femmes, le trouble est responsable d’une absence de chromosome sexuel X. La première conséquence est une insuffisance ovarienne. La grossesse est possible grâce à l’intervention du corps médical, sous certaines réserves et en fonction de la patiente.

–       Allergie au liquide séminal : cette rare allergie peut provoquer une crise d’urticaire et également un œdème de Quincke, un choc anaphylactique, de l’asthme, une rhinite. Les symptômes apparaissent sur les zones de contact avec le liquide séminal et seulement quelques minutes après l’éjaculation.

–       Malformations congénitales.

 

Cause sexuelle :

Même rare, le vaginisme est une cause pouvant contraindre la fécondation. Il s’agit de la contraction incontrôlée du vagin qui empêche la pénétration.

 

Autres causes possibles :

L’anorexie mentale : la dénutrition entraîne une aménorrhée.

Les traitements de cancer, y compris durant l’enfance, peuvent être responsables d’infertilité.

 

Bilan de la stérilité féminine

Lorsque la stérilité du couple est due à la stérilité féminine, un bilan sera réalisé.

 

Déroulement du bilan

 

Suite à un premier interrogatoire, une courbe de température est établie durant 4 cycles. Un examen clinique est effectué et comprend : toucher et frottis vaginal, l’examen avec un spéculum.

 

Les autres outils du corps médical sont : les dosages hormonaux, l’échographie pelvienne, l’observation de la glaire cervicale, le test postcoïtal (qui permet de constater toute anomalie de la glaire cervicale et la présence de spermatozoïdes).

 

Les trompes sont analysées grâce à :

–       Une radiographie appelée hystérosalpingographie ;

–       Une hystéroscopie ;

–       Une coelioscopie sous anesthésie générale avec une injection de bleu de méthylène.

Des tests complémentaires seront effectués en fonction des différents résultats obtenus : analyse hormonale, bactériologique, tests de compatibilité in-vitro du sperme et de la glaire cervicale.

 

Traitement de la stérilité

Traitement des troubles de l’ovulation

 

Il existe des traitements inducteurs de l’ovulation, ils sont prescrits en parallèle d’une procédure d’insémination artificielle ou d’une fécondation in-vitro.

 

Ces traitements ont pour effet la stimulation de production d’ovocytes permettant leur fécondation par le moyen choisit. Lors de la stimulation ovarienne, des dosages hormonaux sont effectués régulièrement afin de contrôler les sécrétions hormonales. Il est également courant de réaliser une échographie pour vérifier la réponse au traitement.

 

Ces médicaments ont des effets secondaires notables, ils nécessitent le suivi par un médecin spécialisé dans ce type de prescription.

 

Insémination artificielle

L’insémination artificielle est une technique d’aide à la procréation, l’une des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP). Cette technique est choisie lorsque les troubles proviennent d’une incapacité des spermatozoïdes à atteindre l’ovocyte pour la féconder. Elle est réalisée 36 heures après le début de l’ovulation et n’est pas envisagée au-delà de 6 essais.

 

Le sperme est directement injecté dans l’utérus à l’aide d’un tube.

L’insémination artificielle permet d’accroitre les chances de tomber enceinte de 15 %. Chez les couples ayant des difficultés à concevoir il est ainsi possible de multiplier par deux les chances de tomber enceinte. Il est cependant important de noter qu’avec l’âge les chances sont diminuées en dessous de 15 %.

L’insémination intra-cervicale est également possible, le sperme est introduit au niveau du col de l’utérus.

 

Fécondation in-vitro (FIV)

Il s’agit également d’une technique d’aide médicale à la procréation et a pour but de favoriser la fusion de l’ovule avec un spermatozoïde dans un milieu médical. La FIV est réalisée afin de reproduire ce qui se passe naturellement dans les trompes dans un milieu extérieur, in-vitro.

Cette technique représente 2.7 % des naissances chaque année en France. Les probabilités de tomber enceinte avec une FIV sont de 22 % par cycle et baissent en fonction de l’âge des patientes.

 

En conclusion

Il est possible de bénéficier d’un suivi et d’une aide médicale à la procréation dans des centres agrées. Cela permet un véritable suivi par des praticiens spécialisés et une meilleure réponse aux problématiques des couples infertiles. Ces techniques sont placées sous la surveillance de l’Agence de la biomédecine.