Les Infections Sexuellement Transmissibles IST

Qu’est-ce qu’une IST ?

Une IST est une infection sexuellement transmissible. Comme son nom l’indique, la contamination intervient lors d’un rapport sexuel.

 

Quelles sont les principales IST ?

 

–          La blennoragie-gonococcique ou chaude-pisse

Deux à sept jours après le rapport sexuel apparaissent des brûlures et des pertes au niveau des organes génitaux ou de l’anus, qui peuvent être associées à de la fièvre et à des douleurs dans le bas-ventre.

 

–          La chlamydiose

Une à deux semaines après le rapport sexuel apparaissent des brûlures et des pertes au niveau des organes génitaux ou de l’anus, qui peuvent être associées à de la fièvre et des douleurs dans le bas-ventre.

 

–          L’hépatite B 

Deux à huit semaines après le rapport sexuel, la personne contaminée présente un état de fatigue général, de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, un teint jaune et des urines foncées. Ces symptômes ne sont pas toujours visibles, rendant d’autant plus important le dépistage. Une hépatite non traitée peut en effet évoluer vers une fibrose ou une cirrhose du foie.

 

–          L’herpès génital 

Une semaine après le rapport sexuel, un herpès apparaît sur ou autour des organes génitaux, ou encore sur la bouche en cas de rapport bucco-génital. Il peut être accompagné de démangeaisons, de brûlures, de douleurs et d’une gêne pour uriner.

 

–          Les mycoplasmes ou trichomonases 

Une semaine après le rapport sexuel, la personne contaminée présente des pertes au niveau des organes génitaux ou de l’anus, accompagné de brûlures et de démangeaisons.

 

–          L’infection à papillomavirus 

La personne contaminée ne présente pas toujours de symptômes mais peut néanmoins développer des lésions ou des condylomes sur les organes génitaux une à huit semaines après le rapport sexuel. Un traitement est nécessaire afin d’éviter des complications pouvant aller jusqu’au cancer du col de l’utérus.

 

–          La syphilis 

Quatre semaines après le rapport sexuel apparaît une plaie non douloureuse donnant ensuite lieu à des éruptions sur la peau et les muqueuses, elles aussi indolores.

 

–          Le VIH/Sida 

Il n’existe pas de symptômes de contamination par le VIH. Le sida peut quant à lui se déclarer dans les jours comme dans les années qui viennent. Reste qu’une personne séropositive qui s’ignore peut transmettre le virus à son ou ses partenaire(s), d’où l’importance d’utiliser un préservatif lors des rapports sexuels et de se faire dépister.

 

Quand faut-il consulter ?

Une IST ne peut se soigner par automédication et ne disparaîtra pas d’elle-même non plus. Seul un examen clinique par un médecin ou un gynécologue ou des analyses en laboratoire (prélèvement ou prise de sang) permettront de déterminer la nature exacte de l’infection et de prescrire une prise en charge adaptée.

Il ne faut donc pas attendre l’apparition de symptômes, qui peut prendre quelques jours à plusieurs semaines, pour consulter, mais prendre rendez-vous au moindre doute et/ou en cas de rapport non protégé.

 

Comment se protéger ?

  • Porter un préservatif : masculin ou féminin, c’est la seule protection efficace contre les IST. Son utilisation est vivement recommandée tant que les deux partenaires n’ont pas réalisé de test de dépistage.
  • Se faire dépister régulièrement, en passant par son médecin généraliste, son gynécologue ou un centre de dépistage anonyme et gratuit. Plus tôt l’infection est détectée, plus rapidement la prise en charge médicale peut démarrer et plus grandes seront les chances de guérison.
  • En cas de contamination, suivre rigoureusement son traitement le temps indiqué et se soumettre à un examen de contrôle une semaine après son arrêt.
  • Utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel pendant toute la durée du traitement.
  • Prévenir son ou ses partenaire(s) afin qu’il(s) se fasse(nt) également dépister et suivre si nécessaire.