Le diabète

Le diabète est une maladie chronique définit par l’hyperglycémie : le taux de sucre dans le sang, la glycémie, est trop élevé (glycémie à jeun> 1.26g/L). La glycémie est finement régulée par l’insuline, une hormone produite par le pancréas lorsque le taux de sucre augmente dans le sang après un repas par exemple.

 

Il existe deux types de diabète :

–          Type 1 : le moins fréquent, il touche le sujet jeune. Il s’agit d’une maladie auto-immune : les cellules du pancréas ne produisent pas d’insuline.

–          Type 2 : il est très fréquent puisqu’il touche 4% de la population française et représente 90% des diabètes. On parle « d’épidémie » de diabète de type 2. Il est dû à une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. En effet, avec l’âge, mais aussi avec l’excès de masse grasse (surpoids et obésité), les cellules deviennent résistantes à l’insuline. Pour équilibrer la glycémie, le pancréas est obligé d’augmenter sa production d’insuline. A terme (en une dizaine d’années) le pancréas s’épuise et ne parvient plus à sécréter assez d’insuline pour faire baisser la glycémie. C’est le diabète.

 

Le diabète de type 1 est souvent découvert dans l’enfance ou chez de jeunes adultes devant des symptômes caractéristiques d’apparition généralement brutale : augmentation de la soif et de la quantité d’urines, augmentation de l’appétit mais perte de poids, fatigue.

Le diagnostic est confirmé par une prise de sang. Un suivi par un médecin endocrinologue est nécessaire. Le traitement est d’emblée de l’insuline en injection, à vie.

 

En revanche, le diabète de type 2 est silencieux. C’est-à-dire qu’il n’y a  le plus souvent aucun symptôme. On le découvre sur une prise de sang de routine. Il faut réaliser une 2e prise de sang retrouvant à nouveau une glycémie à jeun > 1.26 g/L pour confirmer le diagnostic.

 

Le diabète est dangereux du fait des complications qu’il entraine :

–          La micro angiopathie : c’est l’atteinte des petits vaisseaux notamment au niveau du rein et des yeux. Cela peut en cas de diabète mal équilibré entrainer une rétinopathie diabétique (avec risque de cécité) et/ou une néphropathie diabétique (avec risque d’insuffisance rénale chronique et dialyse). Le risque est également une atteinte des nerfs périphériques avec une baisse de la sensibilité.

 

–          La macro angiopathie : c’est l’atteinte des gros vaisseaux, artères du cœur (coronaires), des membres inférieurs, du cerveau. L’hyperglycémie fragilise la paroi des artères et favorise la formation d’une plaque d’athérome. Les conséquences peuvent être un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral (AVC), l’artériopathie des membres inférieurs (diminution de la vascularisation, entrainant retard de cicatrisation et distance de marche réduite).

 

–          Les complications au niveau des pieds : à cause de l’atteinte des nerfs entrainant une moindre sensibilité des petites blessures peuvent passer inaperçues. Parallèlement, l’altération des vaisseaux sanguins des membres inférieurs  retarde la cicatrisation. Un problème mineur au départ peut se compliquer gravement s’il n’est pas bien traité, parfois jusqu’à l’amputation.

 

Il est donc primordial d’équilibrer la glycémie à l’aide :

–          de médicaments : insuline dans le diabète de type 1, antidiabétiques par voie orale au début dans le diabète de type 2 (metformine, sulfamides hypoglycémiants…). Puis parfois l’insuline devient nécessaire

–          d’une activité physique régulière : 30 minutes de marche par jour par exemple

–          d’une alimentation adaptée équilibrée. Une perte de poids est recommandée pour les diabétiques de type 2 en surpoids ou obèses, cela aide à faire baisser la glycémie.

 

Le médecin traitant et/ou l’endocrinologue organisent le suivi de votre maladie. Tous les 3 mois une prise de sang évalue le taux d’hémoglobine glyquée (dite Hba1c%, elle reflète la glycémie sur 3 mois). Cela permet de voir si le diabète est équilibré ou non selon des objectifs propres à chaque malade. De plus, il faut absolument dépister l’apparition de complications. C’est pourquoi une consultation avec un cardiologue annuelle et avec un ophtalmologue tous les ans ou tous les 2 ans est recommandée. Des examens complémentaires seront alors réalisés (fond d’œil, électrocardiogramme, épreuve d’effort…) à la recherche de complications. La fonction rénale sera vérifiée régulièrement ainsi que le taux de cholestérol.