Les facteurs de risques cardiovasculaires

Un facteur de risque cardiovasculaire est un facteur pour lequel l’exposition de la personne à ce facteur augmente le risque de déclencher une maladie et/ou d’être victime d’un accident cardiovasculaire. Tous ces facteurs de risque favorisent l’obstruction des vaisseaux sanguins et sont aujourd’hui bien connus. Vouloir diminuer ses propres risques, c’est d’abord les connaître et les mesurer au travers un interrogatoire, des examens cliniques et des examens biologiques. Certains nous sont imposés, comme notre âge ou notre hérédité ; et d’autres sont modifiables et étroitement liés à nos modes de vie et/ou liés à une prise en charge médicale.

Parmi les facteurs de risque cardiovasculaire, on en trouve 4 unanimement reconnus aujourd’hui comme majeurs parce qu’ils multiplient directement le risque :

  • Etre fumeur augmente le risque d’infarctus par 5 par rapport à quelqu’un qui ne fume pas…ou qui a arrêté depuis plus de 3 ans (Voilà la bonne nouvelle !) ;
  • L’hypertension artérielle, le diabète et les dyslipidémies sont les 3 autres facteurs de risques majeurs… pour lesquels ils existent des règles hygiéno-diététiques et/ou des médicaments aboutissant à leur suppression ou à leur diminution.

Parmi les autres facteurs corrigeables qui sont de plus en plus pris en compte dans l’estimation du risque et donc dans la stratégie de prise en charge, on trouve :

  • l’obésité abdominale (périmètre abdominal > 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme) ;
  • la sédentarité (absence d’activité physique régulière, soit environ 30 min, 3 fois/semaine) ;
  • et la consommation excessive d’alcool (plus de 3 verres de vin/j chez l’homme et 2 verres/j chez la femme).

Malheureusement le sexe, l’âge, les antécédents personnels et familiaux d’accident cardio-vasculaire précoce font partie des facteurs majeurs non modifiables. Ainsi les études montrent que le risque est surtout plus élevé au-delà de 50 ans chez l’homme et 60 ans chez la femme. De même, que l’infarctus du myocarde ou la mort subite avant l’âge de 55 ans chez le père ou chez un parent du premier degré de sexe masculin, l’infarctus du myocarde ou mort subite avant l’âge de 65 ans chez la mère ou chez un parent du premier degré de sexe féminin.

Même s’il existe des mesures hygiéno-diététiques communes concourant à diminuer plusieurs risques à la fois, il faut retenir que les valeurs cliniques et biologiques cibles à atteindre vont dépendre de l’ensemble des vos facteurs de risque et de votre état de santé en général.