La cardiomyopathie

La cardiomyopathie regroupe toutes les maladies touchant le myocarde et qui, de ce fait, sont responsables de son dysfonctionnement. Le myocarde est le tissu musculaire du cœur, celui qui propulse le sang. Une de ses particularités est son épaisseur dépendant de la fonction des cavités allant de quelques millimètres au niveau des oreillettes à une dizaine de millimètres niveau du ventricule gauche.

La cardiomyopathie peut être liée à une malformation primitive du myocarde mais le plus souvent est secondaire à une pathologie extérieure au muscle cardiaque lui-même. Parmi ces dernières, on trouve des maladies cardiaques responsable d’ischémie (cardiomyopathie la plus courante) survenant quand le calibre des coronaires se rétrécit ou se ferme pendant un court laps de temps. Le sang riche en oxygène n’atteint plus le myocarde (=ischémie). Cette ischémie peut provoquer des douleurs thoraciques (appelées angines de poitrine) ou rester silencieuse sans douleur mais aboutir à une restructuration définitive du myocarde. L’ischémie découle généralement d’une maladie coronarienne ou de crises cardiaques. L’atteinte musculaire cardiaque peut également être liée cardiopathie d’origine hypertensive ou d’origine valvulaire…

La cardiomyopathie peut aussi avoir une origine non cardiaque comme une maladie métabolique (par surcharge en fer, diabète, hyperthyroïdie…), une maladie auto-immune (lupus, sclérodermie, …) ou résulter d’une prise de toxiques (dont l’alcool), de certaines chimiothérapies anticancéreuses ou survenir dans le cadre d’une malnutrition.

À terme, les sujets atteints de cardiomyopathie risquent l’insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et une mort subite. Le traitement dépend évidemment de l’origine de la cardiomyopathie. Il inclut un traitement médical et parfois l’implantation d’un stimulateur cardiaque voir une transplantation cardiaque.