Hypotension artérielle

L’hypotension se définit par une pression sanguine trop basse pour propulser correctement le sang dans tous les vaisseaux sanguins en particulier du cerveau. Ce qui provoque vertiges, vision embrouillée, étourdissements, évanouissements ou syncopes. Elle touche 15 % des personnes de plus de 65 ans et 30% des plus de 75 ans. Pour poser son diagnostic, le médecin se base surtout sur les symptômes. Contrairement à l’hypertension, il n’existe pas de valeurs seuils. L’hypotension orthostatique et l’hypotension post prandiale (survenant dans les 2 heures après les repas) sont les hypotensions les plus fréquentes.

L’hypotension s’explique par une défaillance du système de régulation de la pression sanguine. Normalement, les chutes de pression, qui surviennent par exemple quand on passe de la position assise à debout, sont captées par des barorécepteurs logés dans la paroi des artères et sont corrigées rapidement par des réactions réflexes. Les origines de l’hypotension sont variées : médicaments (antihypertenseurs, psychotropes, …), biologiques (déshydratation, anémie…), pathologies neurologiques sous-jacentes (maladie de Parkinson, démence à corps de Levy, AVC/AIT,…), pathologies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, HTA), insuffisance veineuse, diabète, et excès d’alcool…

Responsable de chute, l’hypotension est bien plus grave que l’hypertension à court terme chez les personnes âgées. Outre le risque de fracture et la morbi-mortalité associée, l’impact des chutes en elles-mêmes peuvent avoir des conséquences délétères par la modification du comportement du patient. La peur de chuter à nouveau peut entraîner la grabatisation du patient.