Hypertension artérielle

Une hypertension artérielle (HTA) se définit par une élévation trop importante de pression dans les artères, élévation qui persiste alors que le sujet est au repos. En France, l’HTA touche 500 000 nouveaux cas chaque année et 8 millions de personnes traitées. Découverte souvent par hasard lors d’un examen médical systématique (médecine du travail, certificat sportif…) ou lors d’une consultation médicale pour un autre motif, l’HTA est un facteur majeur de risques cardiovasculaires. Maladie insidieuse se ressentant rarement et évoluant sournoisement, l’HTA doit être détectée et prise en charge le plus tôt possible par des mesures hygiéno-diététiques associées si besoin à des médicaments.

On parle d’HTA quand la tension mesurée au cabinet à plusieurs reprises est égale ou dépasse  140/90 si les chiffres sont donnés en millimètres de mercure (mm Hg) ou 14/9, si cette mesure est exprimée en centimètres de mercure (cm Hg). Le premier chiffre correspond à la pression artérielle systolique (PAS), c’est-à-dire la pression qui s’exerce sur la paroi des artères quand le cœur se contracte et propulse le sang. Le deuxième chiffre correspond à la pression artérielle diastolique (PAD), la pression sur la paroi des artères quand le cœur se dilate et se remplit de sang. Afin de s’assurer de la permanence de l’HTA, votre médecin peut prescrire une mesure ambulatoire de la pression artérielle ou prendre en compte les valeurs de l’auto-mesure tensionnelle.

Sur le long terme et en l’absence de traitement, la pression anormalement haute endommage la paroi des artères. Ainsi, selon les artères touchées, l’HTA favorise la survenue d’un accident vasculaire cérébral, d’un infarctus du myocarde, d’une artérite des membres inférieurs, d’une insuffisance rénale, ou encore de troubles de la vision par atteinte de la rétine…d’autant plus si vous souffrez d’autres facteurs de risques cardiovasculaires comme un diabète sucré ou une hypercholestérolémie. Le cœur, soumis à un travail plus soutenu, souffre lui aussi et l’HTA peut ainsi conduire à une insuffisance cardiaque.

L’HTA est un facteur de risque cardiovasculaire majeur qui, heureusement, peut être modifiable en adoptant des mesures hygiéno-diététiques (sevrage tabagique, perte de poids si surpoids, alimentation saine, pratique d’une activité physique régulière…) et si ce n’est pas suffisant, complétées par la prise quotidienne de un ou plusieurs médicaments. En fonction de l’âge et des autres facteurs de risques cardiovasculaires du patient, et des effets indésirables des médicaments, le médecin détermine le meilleur traitement et fixe un objectif tensionnel ciblé.