Ostéointégration

L’ostéointégration, qu’est-ce que c’est ?

 

La réussite du traitement implantaire passe par une réponse physiologique correcte de l’os par rapport au placement chirurgical de l’implant. Cette réponse ne peut être assurée que si le phénomène d’ostéointégration entre l’os et l’implant s’effectue de manière convenable.

L’ostéointégration est donc le fait de connecter directement l’os vivant de la dent avec l’implant dentaire. C’est le processus permettant à l’implant dentaire de s’intégrer complètement dans l’os maxillaire ou mandibulaire de la mâchoire. Les tissus se remanient autour de l’implant, l’ankylosent de sorte qu’il ne peut plus bouger. C’est en observant les grandes capacités du tissu osseux à se remanier, se réparer et cicatriser que la notion d’ostéointégration est née.

 

Combien de temps faut-il pour obtenir une ostéointégration correcte ?

 

L’ostéointégration est obtenue grâce à l’activité des cellules autour de l’implant qui se remanient pour que celui-ci prenne sa place dans le tissu osseux. Elle peut prendre jusqu’à 6 mois pour la mâchoire supérieure ou maxillaire. Elle est, en revanche, un peu plus rapide pour la mâchoire inférieure ou mandibule, entre 3 et 6 mois. Cela dépend en grande partie de l’état osseux du patient avant l’opération.

 

Y a t-il des prérequis indispensables pour réussir une ostéointégration ?

 

Oui, pour qu’une ostéointégration se fasse correctement, il faut :

– Que le protocole chirurgical qui a été établi soit strictement respecté. Celui-ci indique par exemple que les instruments employés seront stériles, à usage unique.

– Que l’implant lui-même ne soit pas contaminé, notamment la couche d’oxyde de titane qui le recouvre et qui est indispensable à l’ostéointégration.

– Que la période de cicatrisation soit bien respectée comme nous l’avons vu ci-dessus. Le temps d’enfouissement de l’implant, s’il est bien respecté, assure dans plus de 95 % des cas un succès de l’ostéointégration à long terme.

– Que la personne ne personne aucune contre-indication à la mise en place d’implants car elles peuvent contrarier l’ostéointégration. C’est pourquoi, il est important de bien notifier à son chirurgien-dentiste tous vos antécédents médicaux avant un tel traitement.

– Que l’implant respecte bien certaines formes prédéfinies de façon à ce que la vis permette un contact le plus large possible entre l’os et l’implant.

– Que l’implant soit bien en titane pur car c’est le seul matériau connu qui soit entièrement biocompatible et qui permette l’ostéointégration.

– Qu’à la suite de l’ostéointégration de l’implant, le patient ne ressente aucune douleur, aucun inconfort ni de sensations modifiées.

 

Comment sait-on si l’ostéointégration s’est bien réalisée ?

 

C’est votre chirurgien-dentiste qui pourra l’évaluer. Une fois que les délais nécessaires à sa réalisation auront été respectés, il vérifiera votre état dentaire. Il prendra soin de considérer l’absence de mobilité de l’implant, l’absence d’infection mais aussi l’absence de douleur. Comme les infections ne sont pas toujours visibles à l’œil nu, il réalisera une radiographie de contrôle.