Les interventions pré-implantaires

A quoi servent une intervention pré-implantaire ?

 

Une intervention pré-implantaire consiste à reconstruire un certain volume osseux pour la mise en place d’implants dentaires lorsque la quantité d’os résiduel ne le permet pas. En effet, parfois la perte de dents donne lieu à une résorption de l’os et de la gencive. Dans les débuts de l’implantologie, les implants ne pouvaient être placés que lorsqu’il persistait un certain volume osseux. Désormais, avec le développement de la chirurgie pré-implantaire, les indications des implants ont pu être considérablement élargies.

 

Quelles sont les différentes interventions pré-implantaires qui peuvent être proposées ?

 

Les deux interventions les plus fréquemment rencontrées et proposées sont :

– La greffe osseuse : Elle consiste à apporter de l’os sur le site à reconstruire. Elle débute par un prélèvement osseux sur le patient lui-même qui est réalisé soit au niveau crânien, soit au niveau de la crête iliaque, soit au niveau mandibulaire. L’os est ensuite amené sur le site à reconstruire sous forme de petits blocs ou de broyat. Un biomatériau peut être apporté en complément. La cicatrisation se fait en une à deux semaines mais il est nécessaire d’attendre 4 à 6 mois pour envisager la pose d’implants.

– Le comblement du sinus appelé également sinus lift : Un manque de volume osseux nécessaire à la pose d’implants peut être retrouvé au niveau des molaires supérieures à cause du sinus maxillaire. L’opération consiste alors à combler le fond du sinus par une greffe osseuse.

 

Quels sont les risques de ces interventions ?

 

Comme pour toute intervention, il y a un risque de complications de type infectieux qui est retrouvé dans 5 à 10 % des cas. L’apparition d’une infection se révèle par des douleurs ou de la fièvre et doit tout de suite amener le patient à consulter devant l’apparition de tels signes. Le chirurgien-dentiste pourra alors être amené à mettre en place un traitement antibiotique ou parfois, à procéder à un curetage osseux. L’infection peut entraîner la perte d’une partie de la greffe osseuse qui pourra être l’objet d’une seconde intervention. Sachez enfin que le risque infectieux est augmenté chez les patients fumeurs ou chez ceux ayant une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Votre chirurgien-dentiste peut vous contre-indiquer ce type d’interventions si votre tabagisme n’est pas sevré.

 

Existent-ils des précautions à prendre avant l’intervention ?

 

Oui, votre chirurgien-dentiste peut vous demander :

– D’arrêter une prise d’aspirine si vous avez un traitement pendant les 10 jours qui précèdent l’intervention car elle augmente le risque hémorragique.

– De bien déjeuner le matin ou tout au moins de ne pas venir à jeun en cas d’anesthésie locale.

– D’apporter vos clichés radiographiques si vous en possédez déjà.

– De prévoir des antalgiques si vous avez déjà eu la prescription pour les avoir au moment du réveil de l’anesthésie ainsi que les médicaments et les produits nécessaires aux soins.

– De prévoir une alimentation molle ou liquide (purées, soupes) dans les jours qui suivent l’intervention.