Implants: contre-indications

Les risques liés à la pose d’implants sont très rares. Ces rares cas sont essentiellement hémorragiques ou infectieux. Il existe un certain nombre de contre-indications, absolues ou relatives, à la pose d’implants soit parce qu’elles sont liées à une affection pour lesquelles l’intervention est risquée, soit parce que l’intervention interfère avec la cicatrisation.

 

– Les contre-indications absolues :

 

Les implants dentaires ne pourront être proposés en aucun cas dans ces situations :

– En cas de maladies cardiaques à haut risque infectieux tel que les maladies cardiaques touchant les valves.

– En cas d’infarctus récent, d’insuffisance cardiaque sévère.

– En cas de déficits immunitaires qui pourraient les empêcher de se défendre contre toute infection éventuelle comme le SIDA, les patients traités par des médicaments immunosuppresseurs, des corticoïdes au long cours, des pathologies ayant besoin d’une transplantation.

– En cas de cancers en évolution.

– En cas de traitement de l’ostéoporose ou de certains cancers par des médicaments biphosphonates, même si le traitement s’est terminé il y a plusieurs années.

– En cas de pathologie du métabolisme osseux de type ostéomalacie, maladie de Paget, maladie des os de verre).

– En cas de radiothérapie irradiant les maxillaires.

– En cas d’âge inférieur à 18 ans car avant cet âge, les maxillaires n’ont pas fini leur croissance.

 

– Les contre-indications relatives :

 

La pose d’implants dentaires, dans ces cas, sera déterminée par votre chirurgien-dentiste et au cas par cas. La plus grande prudence sera observée dans ces situations :

– En cas de diabète, en particuliers de type 1 et mal équilibré car la cicatrisation est souvent modifiée.

– En cas de grossesse.

– En cas d’insuffisance coronarienne ou d’angor.

– En cas de traitement anticoagulant car il augmente les risques hémorragiques de n’importe quelle intervention chirurgicale.

– En cas de maladies auto-immunes de type lupus, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde car les processus  de cicatrisation sont altérés.

– En cas de séropositivité car le système immunitaire est moins capable de se défendre contre toute éventuelle infection.

– En cas de tabagisme, d’alcoolisme ou de toxicomanie importants car ils entravent une cicatrisation normale.

– En cas de maladies psychiatriques ou de troubles psychologiques tels que la paranoïa, la schizophrénie, les désordres psychologiques, les démences voire même les troubles de la personnalité.

 

 

Les contre-indications peuvent être aussi locales et déterminées au cas par cas. C’est le cas :

– Si le patient développe une pathologie infectieuse buccale (eczéma, candidose). Il faudra alors reporter l’acte chirurgical.

– Si le patient développe une parodontite car cela favorise le risque d’apparition d’infections.

– Si le patient est atteint de bruxisme (grincement des dents) car l’intensité des forces développées pendant la mastication peut gêner la stabilité des implants.

– Si le patient a des lésions osseuses au voisinage de l’implant.